vendredi 5 mai 2017

My heart belongs to Oscar (bande annonce)

Quand j’ai été invité il y a peu à la radio pour parler d'une rencontre qui a changé ma vie, j’ai pas eu beaucoup à me creuser la cervelle pour savoir que je parlerais du pianiste Oscar Peterson.
Le problème, c’est qu’on m’a donné cinq minutes. Et puis pour raconter comment Oscar m’a donné envie de devenir jazzman, il aurait au moins fallu avoir un piano sous la main pour joindre le swing à la parole. Là, on s’est contenté de me tendre un micro dans lequel j’ai donc raconté comment, vers vingt ans, une copine m’a emmené à un cours de jazz d’abord et puis chez un disquaire où j’ai acheté presque par hasard, parce que je connaissais son nom, un disque d’Oscar Peterson. C’était un disque enregistré en live au festival de Montreux en 1977. Je suis rentré chez moi, j’ai mis ce disque sur la platine et j’ai entendu ça !
Ça, c’est un standard de jazz qui s’appelle "There’s no greater lov"'. En français, ça veut dire « y a pas de plus grand amour ». Ça aurait pu être le titre du spectacle que je suis en train d’écrire sur Oscar, sur ce que je lui dois, sur la manière dont j’ai passé des heures à essayer tant bien que mal de l’imiter, et aussi sur ce qu’il m’a fait découvrir, le swing, l’improvisation, le jazz, ceux qui l’aiment et ceux qui en jouent. On dit que l’amour rend aveugle ; moi ça me rend plutôt bavard donc je ne vais par tout dire ici. Mais je vous donne rendez-vous dès que j’aurai fini de concevoir ce spectacle qui s’appellera "My heart belongs to Oscar". Ça racontera l’histoire d’un intello tout blanc, gringalet, qui, dans les années 2000, devient raide dingue d’un canadien tout noir qui pèse deux fois son poids et qui est une icône du jazz des années 50s. Le principe, ce sera de tout  raconter, l’histoire et ses rebondissements, avec une scène sous les pieds et un clavier sous les doigts. Je vous dis donc à bientôt et d’ici-là, je vous en joue une dernière pour la route, celle par quoi tout a commencé pour moi, celle qui venait juste après There’s no Greater love sur mon premier cd d’Oscar et qui s’appelle "You look good to me".


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